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Actualité de l'atelier & réflexions
#1 Carnet de voyages : entre reliure et artisanat moldave

Illustrations aux vins réalisées à la main par Ceral Bina
Cet été, j’ai mis mon atelier entre parenthèses pour m’offrir une respiration. Une vraie ! Me voici de retour en Moldavie,
un pays que je connaissais déjà puisque j'y étais venue en 2021… mais que je redécouvre aujourd’hui en 2025 sous un angle totalement nouveau : celui de l’art et de l'artisanat local.
Au-delà des apparences parfois discrètes ou réservées, cette terre cache des trésors de création manuelle et de savoir-faire. Au fil de notre séjour, nous avons eu la chance de visiter plusieurs musées (notamment à Chișinău), où j’ai pu m’immerger dans un univers que je n’avais pas encore pris le temps d’explorer : celui des gestes anciens, des matières simples, et des traditions artisanales encore bien vivantes, transmises et respectées.
Une culture du fait main, vivante et enracinée.
Au fil de nos promenades et de nos découvertes, nous avons visité de nombreux lieux qui témoignent d’un profond attachement au patrimoine, aux gestes transmis de génération en génération. J’y ai découvert une diversité étonnante
de créations locales entre broderies traditionnelles, céramiques façonnées et peintes à la main, bois finement sculpté, tissages aux motifs ancestraux, illustrations réalisées avec du vin…
Chaque objet semblait porteur d’une mémoire, d’une histoire. Rien n’était simplement “joli” ou “utilitaire” : tout avait du sens, une fonction symbolique, une place dans un rituel ou dans le quotidien. Et cela m’a profondément émue.
📖 La reliure, un geste de mémoire universel
En découvrant ces œuvres et en échangeant avec des artisan·es locaux·ales, quelque chose m’est encore apparue avec clairvoyance : la reliure, elle aussi, est un métier de mémoire. Un métier sacré.
Relier, c’est préserver. C’est honorer les mots, les récits vécus, les histoires partagées, les souvenirs et les émotions déposés sur le papier. C’est empêcher l’oubli. C’est donner un corps à ce qui, autrement, risquerait de se disperser.
Cette conscience du temps, de la transmission, du soin porté à chaque détail… c’est exactement ce que je m’efforce de mettre dans chaque projet que je réalise à l’atelier. Ce voyage vient alors raviver cette intention avec encore plus de clarté.
➡️ Et si c’était le moment pour vous ?
Même si je suis encore en voyage, je reste disponible à l’écoute de vos idées, de vos envies, de vos projets à faire naître.
Vous pouvez me contacter dès maintenant pour discuter d’une future reliure, d’un projet personnalisé, d’une restauration de livre ancien… ou simplement pour poser une question, partager une envie, semer une idée 🌿
L’été est souvent un moment propice pour laisser mûrir ce qu’on n’a pas le temps de faire le reste de l’année...
Alors si une idée vous trotte en tête, c’est peut-être le bon moment pour franchir le pas
en lui donnant vie au creux de mes mains !
Je vous souhaite un bel été, inspirant, curieux, plein de créativité et de découvertes.
Merci de faire vivre, avec moi, cette belle aventure du livre et de l’artisanat.
À très bientôt,
Saniyé ⋆˙

Histoire du livre et de l'écriture au Musée Nationale de Moldavie à Chișinău
- Une reliure, une histoire -
#1 Souvenir de la toute première commande de l'atelier, entre pince et... clous !

Quand j’ai lancé mon atelier, je pensais débuter par un projet “classique”, quelque chose de simple pour me mettre en route, pour prendre mes marques. Mais comme souvent depuis mes débuts, rien ne se passe de façon très traditionnelle !
Ma toute première commande a été tout sauf évidente à réaliser : il s’agissait… d’un évangéliaire.
Mais pas n'importe lequel ☝️
Un ouvrage grand format, très épais, déjà impressionnant par sa seule présence. Et surtout, un projet qui m’a poussée dans mes retranchements dès le départ : le client souhaitait que deux plaques iconographiques soient incrustées dans la reliure — l’une au recto, l’autre au verso — à l'aide de 96 clous, fixés à mesure égale les uns des autres.
Et c’est là que ça a commencé à devenir stressant, comme vous pouvez l'imaginer !
🛠️ Des clous minuscules… et aucune marge d’erreur
Les clous qu’il m’avait fournis étaient si petits que je n’en avais jamais vu de semblables. Impossible d’utiliser mes outils habituels. Pas de pince standard, pas de marteau de relieur. Il a donc fallu improviser et surtout, s'adapter.
J’ai utilisé une pince à bec rond pour tenir les clous et j’ai demandé à une artisane qui restaure des fauteuils de me prêter l’un de ses petits marteaux de tapissier. C’est avec ces outils détournés que j’ai pu poser chaque clou, un à un, avec une précision presque chirurgicale. Cela m'a pris des heures et des heures ! Les clous étaient fragiles, presque trop sensibles à leurs extrémités pour s'enfoncer dans le cartonnage rigide. Bref, c'était rude et très angoissant car je n'avais aucun clou de rechange si l'un d'eux venait à se casser ou à se tordre.
⚠️ Une manipulation délicate et un matériau très spécifique
Les plaques iconographiques étaient également très fines et fragiles, ce qui rendait leur manipulation extrêmement délicate. Je n’avais absolument pas droit à l’erreur au moment de la dépose des clous car les plaques marquaient rapidement et chaque faux mouvement pouvait compromettre l’esthétique ainsi que l’intégrité du décor.
Le matériau sur lequel elles ont été déposées et cloutées n’était pas du cuir, comme on pourrait l’imaginer, mais une toile Buckram (une toile laquée). Ce choix a été réalisé car le cuir était interdit dans ce contexte ecclésiastique.
Il a également fallu repenser toute la structure de la reliure en amont puisque clouter directement sur des cartons trop fins était dangereux pour la pérennité de l'ouvrage et pour le maintien des plaques iconographiques. J’ai donc adapté l’épaisseur, réfléchi aux marges, à la façon de mettre en presse pour ne rien abîmer.
Chaque détail comptait, chaque geste était millimétré.
💬 Ce que cette première reliure m’a appris
Pour conclure, ce projet m’a mise face à une évidence : en reliure artisanale, il n’y a pas de standard.
On croit qu’on va suivre des étapes bien connues et définies, que l'on va presque dérouler les gestes avec rigueur. Et puis, on se rend compte qu'en réalité, chaque projet impose ses propres règles. Qu’il faut surtout faire preuve d’inventivité, de calme et d'une grande capacité d’écoute face au projet, au client, à leurs demandes et à leurs besoins.
Cette première reliure a été stressante, exigeante, mais aussi stimulante. Elle m’a appris que ce métier demande autant de technique que de souplesse. Qu'il ne suffit pas seulement de connaître les bons gestes mais qu'il faut aussi savoir s'adapter, réfléchir autrement, différemment pour toujours rester au service de l'objet.
C’est elle, cette reliure singulière, qui a véritablement donné le coup d'envoi de mon atelier et devinez quoi ?
Depuis, les projets qui ont traversé mon atelier ont souvent été plus atypiques, surprenants et techniques dans leur construction que réellement classiques !
A croire que les projets bien sages me fuient pour le moment... 😜
Si vous avez un livre auquel vous tenez ou un projet particulier, je serai heureuse d’en discuter avec vous.
Chaque reliure commence par une rencontre, un échange, une intention.
Je serai ravie de pouvoir vous accompagner dans ce processus !





#1 Votre question, ma réponse !

Avant de devenir artisan relieur, j’ai exercé le métier de professeure des écoles !
J’aimais profondément enseigner : transmettre, éveiller la curiosité, voir une étincelle naître dans le regard d’un enfant lorsque quelque chose fait sens… tout cela me nourrissait énormément. Mais parallèlement, je ne me retrouvais pas dans le système éducatif tel qu’il est aujourd’hui. J’avais le sentiment d’être enfermée dans un cadre trop rigide, où la créativité, la liberté pédagogique et le respect des rythmes individuels avaient bien peu de place. Cette contradiction a fini par devenir trop lourde : aimer enseigner mais ne plus supporter le cadre dans lequel j’étais contrainte de le faire.
C’est ce constat qui m’a poussée à donner ma démission.
Une fois ce pas franchi, une grande question s’est imposée : qu’avais je réellement envie de faire ? Quels étaient mes désirs profonds, mes valeurs, et dans quel type de métier pouvais je m’épanouir durablement ? Ces interrogations, loin de me décourager, ont ouvert un espace neuf : celui de la recherche de sens.
Très vite, une évidence a émergé : je devais travailler de mes mains. J’avais besoin de concret, de matière, de gestes.
💫 C’est alors qu’un « hasard » — ou peut-être pas — est venu bousculer ma route. En regardant un documentaire diffusé sur Arte, consacré aux métiers anciens, j’ai découvert la reliure. Ce fut un véritable déclic. Ce métier réunissait deux univers qui avaient toujours compté pour moi : les livres, que j’ai toujours aimés, et le travail manuel, qui me manquait. Je me suis tout de suite dit : « c’est ça ». La reliure représentait une alliance parfaite entre savoir-faire artisanal et amour de la transmission culturelle. Préserver un livre, lui donner une nouvelle vie, travailler patiemment la matière pour prolonger son existence… tout cela résonnait profondément avec ce que je cherchais.
Bien sûr, passer du rêve à la réalité n’a pas été simple. En cherchant des informations sur internet, je me suis vite rendue compte qu’il en existait très peu à propos de la reliure et de ses formations. J’ai alors pris mon courage à deux mains et j’ai contacté directement plusieurs artisans. Certains échanges ont été riches, d’autres plus abrupts... mais tous m’ont confrontée à une même réalité :
la formation en reliure représente un investissement très conséquent, tant sur le plan financier que sur le plan personnel.
💭 À ce moment-là, j’ai dû faire un choix. J’avais la chance d’avoir mis de l’argent de côté, et j’ai décidé d’investir la totalité de mes économies dans ce projet. C’était une décision lourde de sens : engager une somme importante dans un métier d’art, dans un secteur fragile, sans aucune garantie. Mais je savais que si je ne le faisais pas, je vivrais avec ce regret toute ma vie. Alors j’ai pris ce risque. Et je le prends encore chaque jour : se lancer dans l’artisanat, c’est accepter l’incertitude, les revenus inégaux, les périodes de doute. Les premières années d’un atelier sont un vrai défi car il faut trouver sa clientèle, se faire connaître, garder confiance malgré les fluctuations.
🤍 En conclusion...
Aujourd’hui, avec du recul, je peux dire que ce fut un pari audacieux, parfois angoissant, mais terriblement enrichissant. La reliure me permet de donner du sens à mon travail au quotidien, de mettre mes mains et mon cœur au service d’objets précieux. C’était un sacré challenge mais je ne regrette en rien mes choix et si c’était à refaire, je referais exactement le même chemin !
Car finalement, la reliure ne m’a pas seulement donné un métier : elle m’a offert une voie qui m’appartient, pleinement ✨
➡️ Envie d'en savoir plus ?
Retrouvez moi sur le podcast de Florence, Avant j'étais Prof, le podcast des enseignants qui ont osé la reconversion !
Vous découvrirez davantage de mon cheminement personnel vers ma reconversion professionnelle, les questions que je me suis posée, les obstacles auxquels j'ai été confrontée ou encore, les décisions que j'ai du prendre pour me lancer pleinement dans l'artisanat d'art, en tant qu'artisan relieur.
Bonne écoute 💬
Pourquoi choisir une reliure artisanale aujourd’hui ?
Dans un monde où tout va vite, où l’on remplace plus qu’on ne répare, choisir de faire relier un livre à la main peut sembler à contre-courant. Et pourtant, de plus en plus de personnes ressentent ce besoin : celui de prendre soin de ce qui a du sens.
Faire relier ou faire réaliser sur mesure un projet, n'est jamais anodin. C'est souvent le signe d'un attachement profond, d'un désir de préservation ou de transmission. Qu'il s'agisse d'un souvenir, d'un récit familial, d'un projet personnel ou collectif, ce que l'on confie à la reliure en tant qu'objet porte en lui une histoire à prolonger. Lui offrir une nouvelle forme, c'est affirme sa valeur dans le temps en lui donnant une présence tangible et durable.
💭Un objet pensé pour durer
Chaque reliure artisanale est unique. On choisit ensemble les matières, les couleurs, les textures, pour créer un objet qui vous ressemble, qui correspond à l’intention que vous voulez y mettre. Cela peut être un ouvrage à transmettre, un manuscrit personnel, un livre d'artiste, un cadeau sur mesure à offrir…
Chaque projet a sa personnalité et c’est ce qui rend mon métier si vivant.
Je vois passer dans mon atelier des livres anciens, abîmés par le temps, souvent précieux pour ceux qui les confient. Restaurer ou relier ces ouvrages, c’est une façon de les préserver, mais aussi de se reconnecter à une histoire, à une personne, à une époque. Il y a beaucoup d’émotion dans ce geste là.
✨Un geste de mémoire et un savoir faire de qualité
Travailler à la main, prendre le temps, choisir des matériaux de qualité… tout cela va à l'opposé du rythme et de la fabrication industrielle. Ici, rien n'est automatisé, rien n'est produit à la chaîne de façon mécanique. Chaque geste est intentionnel, chaque étape demande rigueur et attention.
La reliure est un métier de patience, d’attention, de silence aussi où l'on apprend à écouter le livre autant que la personne qui le confie. Le résultat en porte alors la trace : un objet soigné, pensé, habité. Faire relier un livre, c’est lui offrir une seconde vie ou lui donner vie parfois. C’est donner du temps à ce qui mérite, c'est prendre soin de la mémoire qu'il porte.
En somme, c'est une façon douce et concrète de dire : « Cet objet mérite de continuer à exister. »
Si vous avez un livre auquel vous tenez ou un projet particulier, je serai heureuse d’en discuter avec vous.
Chaque reliure commence par une rencontre, un échange, une intention.
Je serai ravie de pouvoir vous accompagner dans ce processus !
L’histoire fascinante de la reliure à travers les siècles
Il y a quelque chose de magique dans un livre bien relié. Ce petit craquement discret quand on l’ouvre, la texture du cuir, l’odeur du papier… Pourtant, avant d’en arriver là, le livre a connu une longue aventure — et la reliure aussi !
📜 Quand les livres tenaient dans des rouleaux
Avant que les pages ne soient des pages, les textes étaient écrits sur des rouleaux de papyrus. Les Égyptiens, les Grecs et les Romains s’en servaient pour consigner leurs histoires, leurs lois ou leurs recettes de potions médicinales. Imaginez un long ruban de plusieurs mètres qu’il fallait dérouler d’une main et enrouler de l’autre : pratique pour lire, beaucoup moins pour retrouver un passage précis ! C’est vers le IVᵉ siècle que l’idée du codex (des feuilles de parchemin pliées et cousues ensemble) apparaît. Une petite révolution ! Plus facile à transporter, plus solide mais surtout, plus pratiques à consulter. Les moines copistes s’en emparent très vite et avec eux naît le premier vrai besoin de relier solidement ces cahiers.
C’est là que la reliure artisanale, telle qu’on la connaît, commence vraiment à exister.
🔨 Les moines, les cuirs et la patience
Au Moyen Âge, relier un livre était presque un acte sacré. Dans les scriptoria des monastères, les moines passaient des jours entiers à copier les textes à la main avant de les relier avec une précision incroyable. Les cahiers étaient cousus sur des nerfs de cuir ou de chanvre, les dos arrondis, les couvertures taillées dans du bois épais recouvert de cuir travaillé. On y ajoutait parfois des fermoirs métalliques, des incrustations, voire des pierres précieuses pour les ouvrages religieux.
Chaque reliure était unique, à la fois œuvre de foi et d’artisanat.
💡Renaissance : la reliure devient un art
L’arrivée de l’imprimerie au XVe siècle change la donne : les livres se multiplient et la reliure doit suivre le rythme ! Mais loin de disparaître, l’art du relieur se transforme. Les artisans développent des styles raffinés, des dorures fines, des motifs délicatement ciselés. On parle alors de reliures “à la fanfare”, de plein maroquin, de dos à nerfs apparents — des termes qui font encore rêver aujourd’hui.
C’est à cette époque que les artisans relieurs commencent à signer leurs créations, tout comme les peintres.
La reliure devient une forme d’expression artistique : on soigne le geste, le choix des matériaux, la symétrie des motifs. Les bibliothèques princières et royales se remplissent d’ouvrages magnifiquement reliés, à la gloire de leurs propriétaires. Posséder un beau livre, c’est afficher son goût et son savoir — un peu comme on le ferait aujourd’hui avec une belle édition ou un tirage de collection.
✂️ XIXᵉ siècle : l’ère industrielle
Avec la révolution industrielle, le monde du livre bascule à nouveau. Les presses tournent à plein régime et les machines remplacent peu à peu la main de l'artisan relieur. La reliure mécanique se généralise : plus rapide, moins chère, mais aussi moins durable. Les couvertures cartonnées et les colles synthétiques remplacent le cuir et le fil. Le livre devient accessible à tous mais en y perdant solidité et pérennité ainsi que son caractère unique, singulier.
Heureusement, certains artisans refusent d’abandonner leur savoir-faire, attacher à ces gestes et à cet artisanat d'art transmis depuis des siècles. Dans leurs ateliers, la colle, les aiguilles, la cisaille et les marteaux continuent de chanter !
C’est dans cette résistance tranquille que s’ancre la reliure d’art moderne, héritière directe de ces siècles de tradition.
📚 Aujourd’hui : entre tradition et création
La reliure contemporaine se veut comme un pont entre patrimoine et innovation. D’un côté, on restaure les livres anciens avec les mêmes gestes qu’autrefois puis de l’autre, on ose pleinement créer en réveillant ce côté artistique au travers de décors innovants, de choix de matériaux diversifiés au fil du temps et même, de structures complètement repensées.
Certains relieurs travaillent pour des institutions, d’autres pour des artistes, d’autres encore pour des particuliers qui veulent donner une seconde vie à un livre auquel ils tiennent ou qu'ils souhaitent voir perdurer dans le temps. Il y a des reliures qui racontent des histoires de famille, qui représentent un passage dans leur existence, qui mettent en valeur leurs créations, leurs mots déposés ou encore, les émotions que ces pages feuilletées leur ont procuré où chaque détail trouve son intention.
La reliure n’est plus seulement un moyen de tenir des pages ensemble : c’est une forme d’expression à part entière !
En résumé, la reliure, c’est un peu l’histoire du lien — entre les pages, entre les époques, entre les mains du lecteur et celles de l’artisan.
Et c’est peut-être ça, sa vraie beauté : elle garde ensemble ce que le temps voudrait séparer.
Si vous avez un livre auquel vous tenez ou un projet particulier, je serai heureuse d’en discuter avec vous.
Chaque reliure commence par une rencontre, un échange, une intention.
Je serai ravie de pouvoir vous accompagner dans ce processus !

















